Guide pratique : Calcul exact du dosage de chlore choc par mÂł pour une piscine impeccable

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En bref

  • Dosage de rĂ©fĂ©rence : une base fiable consiste Ă  viser 20 g de chlore choc par mÂł pour un traitement standard, soit environ 5 mg/L de chlore libre.
  • Calcul direct : quantitĂ© (kg) = volume (mÂł) × 0,02. Le rĂ©sultat se lit vite et limite les erreurs de seau “au feeling”.
  • PrĂ©requis non nĂ©gociable : ajuster le pH entre 7,2 et 7,4 avant d’ajouter le produit, sinon l’efficacitĂ© chute.
  • Application mĂ©thodique : nettoyage mĂ©canique, dilution si granulĂ©s, versement devant les refoulements, puis filtration 12 Ă  24 h en continu.
  • Adaptation raisonnĂ©e : eau trĂšs verte, forte frĂ©quentation, canicule, bassin sous arbres
 la dose se corrige par petites marches (ex. 25 Ă  30 g/mÂł ponctuellement).
  • SĂ©curitĂ© : gants et lunettes, jamais de mĂ©lange de produits, stockage au sec, et baignade seulement quand le chlore est redescendu (idĂ©alement < 3 mg/L).

Une eau qui tire sur le vert, une odeur de chlore qui “prend Ă  la gorge”, des parois qui accrochent sous la main
 Ce sont des signaux trĂšs concrets, pas des dĂ©tails. Ils racontent souvent la mĂȘme chose : la dĂ©sinfection n’arrive plus Ă  suivre la charge organique (feuilles, pollen, crĂšme solaire, orages). Dans une maison, les dĂ©sĂ©quilibres se voient sur les vitres ou les joints ; dans une piscine, ils se lisent dans la transparence de l’eau. Le traitement au chlore choc devient alors un geste de rattrapage, Ă  condition de rester prĂ©cis. Car le vrai piĂšge n’est pas de manquer de produit, mais de se tromper de quantitĂ© : sous-dosage qui traĂźne, surdosage qui irrite, abĂźme parfois le revĂȘtement, et finit par coĂ»ter plus cher.

Ce guide s’adresse aux propriĂ©taires qui veulent comprendre avant d’agir, et aux professionnels qui cherchent des repĂšres clairs Ă  transmettre. Une mĂ©thode simple existe : partir du volume rĂ©el, viser une cible en mg/L, ajuster le pH, puis appliquer le produit dans un ordre logique. « Avant de changer, il faut comprendre ce qui ne fonctionne plus. » Dans cette logique, le chlore choc n’est pas un “coup de chance” mais une suite de dĂ©cisions cohĂ©rentes. Et « le confort, c’est d’abord une question de cohĂ©rence. » Cela vaut aussi pour l’eau d’un bassin : Ă©quilibre chimique, filtration, gestes rĂ©guliers, et un calcul propre quand il faut frapper fort.

Sommaire

Dosage chlore choc par mÂł : comprendre la rĂšgle des 20 g/mÂł et la cible en mg/L

La rĂšgle la plus utilisĂ©e sur le terrain reste une base facile Ă  mĂ©moriser : 20 g de chlore choc par mÂł pour un traitement standard. Elle n’a rien de magique. Elle correspond Ă  une intention : atteindre rapidement une concentration de dĂ©sinfectant suffisante pour reprendre le dessus sur les algues et les micro-organismes, sans transformer le bassin en cuve agressive. Cette base vise gĂ©nĂ©ralement autour de 5 mg/L (5 ppm) de chlore libre, une valeur souvent retenue pour “casser” une dĂ©rive.

Pour visualiser, il faut revenir Ă  une unitĂ© simple : 1 mÂł = 1000 L. Quand une notice parle en mg/L, elle parle en rĂ©alitĂ© de grammes Ă  l’échelle d’un bassin. Viser 5 mg/L revient Ă  viser 5 g pour 1000 L, mais la quantitĂ© de produit Ă  verser dĂ©pend ensuite de sa concentration en chlore disponible. C’est pour cela qu’un granulĂ© “classique” peut se doser Ă  20 g/mÂł tandis qu’un produit plus concentrĂ© demandera moins. Le bon rĂ©flexe est double : partir de la rĂšgle de base, puis contrĂŽler la concentration indiquĂ©e sur l’étiquette.

Un exemple concret aide Ă  fixer les idĂ©es. Une famille rouvre un bassin de 48 mÂł aprĂšs plusieurs semaines de mĂ©tĂ©o instable. L’eau est trouble, lĂ©gĂšrement verdĂątre, et le robot a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Avec une base Ă  20 g/mÂł, la quantitĂ© thĂ©orique devient 48 × 20 g = 960 g. On est trĂšs proche d’un kilo, ce qui parle immĂ©diatement quand il faut doser sans improviser. RĂ©sultat attendu : une eau qui s’éclaircit nettement aprĂšs une nuit, si la filtration suit et si le pH a Ă©tĂ© ajustĂ© avant.

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Ce dosage “standard” doit rester une base, pas un dogme. Si l’eau est juste laiteuse aprĂšs un orage, la rĂšgle suffit souvent. Si elle est franchement verte, glissante, avec une forte odeur de chloramines, il faudra parfois monter ponctuellement Ă  25–30 g/mÂł tout en surveillant la rĂ©action du bassin et du filtre. Une montĂ©e brutale sans contrĂŽle crĂ©e plus de problĂšmes qu’elle n’en rĂ©sout : irritation, blanchiment local sur certains liners, consommation inutile du produit.

En pratique, le chlore choc fonctionne bien quand l’action chimique est soutenue par des gestes simples. Dans une maison, une peinture tient parce que le support est propre et sec ; dans une piscine, un choc rĂ©ussit parce que l’eau est prĂ©parĂ©e et le systĂšme tourne. « Une maison bien pensĂ©e se vit mieux qu’elle ne se montre. » Une piscine bien entretenue aussi : elle ne se remarque plus, elle devient Ă©vidente.

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Calcul exact du volume de piscine (mÂł) : formules fiables et piĂšges courants

Un dosage prĂ©cis commence toujours par une donnĂ©e robuste : le volume rĂ©el. Beaucoup de propriĂ©taires se basent sur une estimation “à peu prĂšs 40 m³”. C’est comprĂ©hensible, mais c’est rarement neutre. Un Ă©cart de 5 mÂł, c’est dĂ©jĂ  100 g de produit en plus ou en moins sur une base Ă  20 g/mÂł. Or un traitement choc n’est pas une dĂ©coration qu’on ajuste au dernier moment : c’est une action chimique, sensible aux Ă©carts.

Les formules sont simples, et elles s’apprennent une fois. Pour un bassin rectangulaire : longueur × largeur × profondeur moyenne. La profondeur moyenne compte particuliĂšrement si le fond est inclinĂ©. Dans ce cas : (profondeur mini + profondeur maxi) Ă· 2. Cette moyenne Ă©vite l’erreur classique : prendre la profondeur au point le plus profond, surdoser, et se demander ensuite pourquoi l’eau “sent fort”.

Pour une piscine ronde : π × rayonÂČ Ă— profondeur moyenne, avec π ≈ 3,14. Pour un ovale ou une forme libre, la mĂ©thode la plus fiable au quotidien consiste Ă  dĂ©composer la surface en formes simples (rectangles + demi-cercles), puis Ă  additionner les volumes. Ce n’est pas parfait au litre prĂšs, mais c’est assez prĂ©cis pour calculer une dose cohĂ©rente.

Un cas d’école, trĂšs courant en lotissement : 8 m de long, 4 m de large, profondeur de 1,10 m Ă  1,90 m. La profondeur moyenne vaut (1,10 + 1,90)/2 = 1,50 m. Le volume vaut 8 × 4 × 1,5 = 48 mÂł. À partir de lĂ , le traitement choc devient mĂ©canique, et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qu’on cherche : moins d’approximation, plus de maĂźtrise.

Les piĂšges, eux, sont toujours les mĂȘmes. D’abord, confondre dimensions intĂ©rieures et dimensions “au nu extĂ©rieur” (margelles, parois). Ensuite, oublier l’impact d’un escalier large : il rĂ©duit le volume, donc la dose. Enfin, ignorer un abaissement important de niveau d’eau (remise en eau partielle) : traiter un bassin Ă  moitiĂ© rempli comme s’il Ă©tait plein, c’est se fabriquer un surdosage.

La bonne mĂ©thode, dans l’esprit “habitat pratique”, consiste Ă  noter quelque part les dimensions et le volume calculĂ©, comme on note la rĂ©fĂ©rence d’un filtre ou la hauteur sous plafond d’une piĂšce avant travaux. « La dĂ©co utile, c’est celle qui rend la vie plus simple. » Le volume, c’est pareil : un chiffre utile qui Ă©vite de recommencer les calculs Ă  chaque Ă©pisode d’eau trouble.

Une fois le volume fiabilisĂ©, le calcul du dosage peut se faire sans calculatrice compliquĂ©e. La section suivante pose une formule courte et des tableaux utilisables en situation, quand il faut agir avant que l’eau ne se dĂ©grade davantage.

Calcul dosage chlore choc piscine : formule Volume × 0,02 et tableau de conversion

Le calcul le plus simple Ă  retenir pour un traitement standard est direct : quantitĂ© de chlore choc (kg) = volume (mÂł) × 0,02. Le 0,02 vient de la conversion 20 g = 0,02 kg. Ce format en kilogrammes est pratique, car la plupart des seaux et sachets se lisent en kg, tandis que les dosettes se lisent en g. Les deux cohabitent, sans se contredire.

Quelques exemples rapides permettent de vĂ©rifier mentalement. Pour 10 mÂł : 10 × 0,02 = 0,2 kg (200 g). Pour 30 mÂł : 0,6 kg (600 g). Pour 50 mÂł : 1 kg. On retient surtout la proportion : chaque mÂł “coĂ»te” 20 g de granulĂ©s sur une base standard. C’est une rĂšgle de chantier, au mĂȘme titre qu’un rendement de peinture ou qu’une Ă©paisseur d’isolant : un repĂšre pour dĂ©cider vite, sans bricoler.

Le tableau ci-dessous sert de garde-fou, surtout quand la fatigue s’en mĂȘle (fin de journĂ©e, enfants qui attendent, eau qui se dĂ©grade). Il ne remplace pas l’étiquette du fabricant, mais il sĂ©curise les grandes masses.

Volume d’eau (mÂł) Chlore choc granulĂ© (g) pour base 20 g/mÂł Chlore choc (kg) pour base 20 g/mÂł Équivalent indicatif eau de Javel 2,6% (L) pour cible ~5 mg/L
10 200 0,2 0,76
20 400 0,4 1,52
30 600 0,6 2,28
50 1000 1,0 3,80
75 1500 1,5 5,70
100 2000 2,0 7,60

L’équivalent “Javel 2,6%” est donnĂ© comme repĂšre, parce que certains foyers dĂ©pannent ainsi, notamment sur des petits volumes. Il faut toutefois garder la tĂȘte froide : l’eau de Javel domestique varie en concentration, se dĂ©grade au stockage, et n’offre pas la mĂȘme simplicitĂ© de suivi qu’un produit piscine. Ici, le calcul devient vite incohĂ©rent si le pourcentage rĂ©el n’est pas connu. Mieux vaut traiter cette option comme une solution ponctuelle, pas comme une routine.

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Le tableau ne dit pas tout, et c’est normal. Il ne sait pas si le bassin est sous pins, si une fĂȘte a eu lieu la veille, ou si la filtration est sous-dimensionnĂ©e. C’est pour cela que l’étape suivante n’est pas “ajouter plus”, mais prĂ©parer et appliquer correctement, comme on prĂ©pare un support avant un enduit. Un produit performant sur un mauvais protocole donne un rĂ©sultat moyen, rarement plus.

Traitement chlore choc efficace : prĂ©paration, pH 7,2–7,4 et filtration 12 Ă  24 h

Le traitement choc fonctionne quand le bassin est abordĂ© comme un ensemble : eau, surfaces, hydraulique. Ajouter du chlore dans une piscine pleine de feuilles revient Ă  repeindre un mur poussiĂ©reux : le produit s’épuise sur ce qu’il ne devrait pas traiter. Le protocole gagne donc Ă  ĂȘtre simple, ordonnĂ©, reproductible.

Préparer le bassin : gestes mécaniques qui économisent du chlore

Avant de sortir le seau, un nettoyage rapide change tout. L’objectif est de retirer ce que la chimie n’a pas vocation Ă  “digĂ©rer”. Une eau chargĂ©e en dĂ©bris consomme le dĂ©sinfectant, et le choc perd son intĂ©rĂȘt.

  • Retirer les dĂ©bris Ă  l’épuisette (feuilles, insectes, jouets) pour limiter la consommation inutile.
  • Brosser les parois et la ligne d’eau, surtout si le toucher est lĂ©gĂšrement gras ou glissant.
  • Nettoyer les paniers de skimmers et le prĂ©filtre de pompe : le dĂ©bit compte autant que le produit.
  • Aspirer le fond si un dĂ©pĂŽt est visible, car il relargue des particules pendant la filtration.

Un petit scĂ©nario trĂšs parlant : bassin sous arbres aprĂšs un week-end venteux. Si le chlore choc est versĂ© sans retirer la litiĂšre vĂ©gĂ©tale, une bonne partie du traitement sert Ă  oxyder des feuilles, pas Ă  rattraper l’eau. Le lendemain, le propriĂ©taire se croit “obligĂ©â€ de remettre une dose, alors que le problĂšme Ă©tait d’abord mĂ©canique.

Régler le pH : la condition qui rend le dosage utile

Le pH idĂ©al avant un choc se situe entre 7,2 et 7,4. Au-dessus, une fraction du chlore devient beaucoup moins active, et le traitement paraĂźt “faible” mĂȘme si la dose est correcte. En dessous, l’eau devient agressive, et les irritations arrivent plus vite. Un test bandelette peut dĂ©panner, mais un test gouttes ou photomĂštre donne un repĂšre plus stable, surtout en pĂ©riode de forte utilisation.

Le pH est l’équivalent, dans l’habitat, du niveau ou de l’aplomb : sans lui, tout le reste se complique. L’objectif n’est pas la perfection, mais la zone d’efficacitĂ©. « Le confort, c’est d’abord une question de cohĂ©rence. » Une eau confortable, c’est une eau cohĂ©rente : pH, dĂ©sinfection, filtration.

Appliquer le chlore choc : dilution, répartition et timing

Pour des granulĂ©s, la dilution dans un seau d’eau (idĂ©alement tiĂšde) limite les dĂ©pĂŽts au fond et favorise une diffusion homogĂšne. Le versement se fait ensuite progressivement tout autour du bassin, en visant les zones proches des refoulements. La filtration doit partir immĂ©diatement, et rester en continu 12 Ă  24 heures.

Le moment de la journĂ©e compte. En fin d’aprĂšs-midi ou en soirĂ©e, les UV sont plus faibles, donc le chlore est moins “cassĂ©â€ par le soleil. Cela laisse une nuit entiĂšre au traitement pour agir. Pour les bassins sous abri ou volet, une ouverture partielle aide aussi Ă  Ă©viter une surconcentration sous couverture.

Enfin, la baignade ne se nĂ©gocie pas : elle reprend quand le taux est redescendu Ă  une valeur compatible (souvent infĂ©rieure Ă  3 mg/L, avec une zone de confort autour de 1 Ă  1,5 mg/L selon les habitudes). Si l’eau redevient claire mais que les mesures ne suivent pas, l’apparence ne doit pas dĂ©cider Ă  la place du contrĂŽle.

Quand le geste est maĂźtrisĂ©, la question suivante devient plus fine : quel type de chlore choc choisir, et comment adapter la dose sans crĂ©er d’accumulations (stabilisant, sous-produits) au fil de la saison.

Choisir le bon chlore choc (stabilisĂ©, non stabilisĂ©, liquide) et ajuster la dose selon l’usage

Deux piscines peuvent afficher le mĂȘme volume et demander des choix diffĂ©rents. Une grande terrasse plein sud, un bassin entourĂ© de vĂ©gĂ©tation, une eau chauffĂ©e, une frĂ©quentation quotidienne : ce sont des usages, pas des dĂ©tails. Le chlore choc se choisit donc comme un matĂ©riau : selon la contrainte principale, pas selon une promesse vague. « Une maison bien pensĂ©e se vit mieux qu’elle ne se montre. » Une piscine aussi : elle s’adapte Ă  la vie rĂ©elle, pas Ă  une notice idĂ©alisĂ©e.

Chlore choc stabilisé : utile au soleil, à surveiller dans la durée

Le chlore stabilisĂ© contient un protecteur (liĂ© Ă  l’acide cyanurique) qui ralentit la destruction par les UV. Sur un bassin trĂšs exposĂ©, c’est un avantage : le traitement tient mieux en pleine pĂ©riode estivale. Le revers est connu : le stabilisant s’accumule. À force, le chlore devient moins rĂ©actif, et le propriĂ©taire augmente les doses en pensant “manquer de produit”. Le problĂšme n’est plus la quantitĂ© versĂ©e, mais la chimie de l’eau devenue trop chargĂ©e.

Dans une logique d’entretien raisonnĂ©, l’idĂ©e n’est pas de bannir le stabilisĂ©, mais de contrĂŽler le stabilisant si ce type de produit est utilisĂ© rĂ©guliĂšrement. Quand les valeurs montent trop, une vidange partielle (raisonnĂ©e, en respectant les contraintes locales) est parfois la seule maniĂšre de retrouver une eau “rĂ©active”.

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Chlore choc non stabilisĂ© : rattrapage rapide et marge de manƓuvre

Le non stabilisĂ© est souvent privilĂ©giĂ© pour les traitements ponctuels, notamment quand l’eau est dĂ©jĂ  chargĂ©e en stabilisant, ou quand le bassin fonctionne au sel et nĂ©cessite un rattrapage sans ajouter de “couche” chimique supplĂ©mentaire. Son action est rapide et il laisse moins de rĂ©sidus Ă  long terme. Les dosages varient selon les produits, frĂ©quemment 15 Ă  20 g/mÂł, d’oĂč l’importance de lire l’étiquette.

Dans les faits, ce type de choc s’intĂšgre bien Ă  une routine simple : rattrapage aprĂšs orage, aprĂšs une semaine d’absence, ou aprĂšs une montĂ©e de tempĂ©rature qui accĂ©lĂšre la consommation de dĂ©sinfectant. C’est un outil de correction, pas un mode de fonctionnement permanent.

Chlore liquide et équivalents : pratiques, mais à doser au pourcentage

Le chlore liquide (ou solutions Ă©quivalentes) se dose facilement en litres, ce qui rassure certains foyers. Son point faible est le mĂȘme que pour toute solution : la concentration rĂ©elle et la qualitĂ© de stockage. Une solution mal stockĂ©e perd de l’efficacitĂ©. LĂ  encore, la rigueur compte plus que la marque : produit fermĂ©, au frais, Ă  l’ombre, et consommĂ© dans un dĂ©lai raisonnable.

Ajuster la dose selon l’état de l’eau : monter par paliers, pas par panique

Le dosage standard n’empĂȘche pas l’adaptation. Il l’encadre. Quelques situations typiques justifient une correction :

AprĂšs forte frĂ©quentation (crĂšmes solaires, sueur, jeux) : une montĂ©e Ă  25–30 g/mÂł peut se dĂ©fendre si l’eau commence Ă  opacifier, avec filtration prolongĂ©e. Eau trĂšs verte : un choc renforcĂ©, parfois rĂ©pĂ©tĂ© Ă  48 heures, mais seulement aprĂšs nettoyage, brossage et contrĂŽle du pH. Canicule : l’eau chaude accĂ©lĂšre la consommation ; mieux vaut corriger tĂŽt plutĂŽt que rattraper tard.

Un fil conducteur utile est de s’imaginer la piscine comme une piĂšce d’eau “habitĂ©e”. Quand elle est utilisĂ©e comme un salon d’étĂ©, elle se salit comme un salon d’étĂ©. L’entretien n’est pas un Ă©chec, c’est la consĂ©quence d’un usage. La rĂšgle est de rester lucide et cohĂ©rent : dose calculĂ©e, protocole net, contrĂŽles aprĂšs. C’est ce qui permet de garder une eau accueillante, sans surenchĂšre.

Sécurité, erreurs à éviter et alternatives au chlore choc pour une désinfection cohérente

Un traitement choc est efficace, mais il reste un usage de chimie domestique. Dans une maison, l’entretien intelligent se reconnaĂźt Ă  sa discrĂ©tion : il protĂšge sans envahir le quotidien. Ici, c’est pareil. La sĂ©curitĂ© ne relĂšve pas du “bon conseil”, mais d’une pratique normale, comme couper le courant avant d’ouvrir un tableau Ă©lectrique.

RÚgles de sécurité : des réflexes simples, non négociables

Le premier principe est de ne jamais improviser. Le chlore choc rĂ©agit avec d’autres produits, surtout les acides et certains anti-algues. Les accidents arrivent souvent lors de “mĂ©langes pour gagner du temps”. Il faut au contraire sĂ©parer les gestes et respecter les dĂ©lais.

  • Porter gants et lunettes lors de la manipulation et de la dilution.
  • Ne jamais mĂ©langer chlore et autres produits (acides, dĂ©tartrants, anti-algues) dans un seau ou un doseur.
  • Travailler ventilĂ©, Ă  l’abri du vent qui peut renvoyer poussiĂšres et vapeurs.
  • Stocker au sec, dans l’emballage d’origine, hors de portĂ©e des enfants.
  • Respecter la dose : “au cas oĂč” est rarement une bonne stratĂ©gie en entretien.

Une erreur frĂ©quente, et coĂ»teuse : verser des granulĂ©s directement sur un liner, sans dilution ni circulation, puis couper la filtration “pour la nuit”. Cela peut tacher localement et crĂ©er des zones surconcentrĂ©es. La bonne pratique consiste Ă  faire l’inverse : diluer, rĂ©partir, et faire circuler.

Les limites du chlore choc : quand il ne résout pas tout

Si l’eau reste trouble malgrĂ© un choc correctement dosĂ©, le problĂšme peut ĂȘtre ailleurs : filtration encrassĂ©e, mĂ©dia filtrant saturĂ©, floculation nĂ©cessaire (selon filtre), ou prĂ©sence d’un dĂ©sĂ©quilibre persistant (pH, stabilisant trop haut). Le chlore n’est pas un produit miracle, c’est un outil. Et « avant de changer, il faut comprendre ce qui ne fonctionne plus. » Parfois, le vrai chantier est dans le filtre, pas dans le seau.

Alternatives et complĂ©ments : choisir selon la sensibilitĂ© et l’installation

Plusieurs solutions existent pour rĂ©duire la dĂ©pendance aux chocs rĂ©pĂ©tĂ©s. Le brome est apprĂ©ciĂ© pour sa stabilitĂ© et son confort, notamment en piscine intĂ©rieure ou en spa, mĂȘme si le coĂ»t peut ĂȘtre plus Ă©levĂ©. L’oxygĂšne actif amĂ©liore le confort (peu d’odeur, moins d’irritation), mais tient moins bien sur une eau trĂšs chargĂ©e. Le PHMB est une voie sans chlore, non irritante, mais incompatible avec un retour improvisĂ© au chlore : un changement demande une dĂ©marche propre, parfois une vidange. Les systĂšmes UV ou ozone apportent une dĂ©sinfection automatisĂ©e, avec un investissement et un entretien technique.

Le point commun de ces alternatives est simple : elles exigent la mĂȘme cohĂ©rence que le chlore. Pas de solution “magique”, seulement des systĂšmes adaptĂ©s Ă  un usage. « La dĂ©co utile, c’est celle qui rend la vie plus simple. » L’entretien utile, c’est celui qui rend l’eau simple Ă  vivre : claire, stable, et compatible avec la peau des baigneurs.

Combien de grammes de chlore choc par mÂł pour une piscine familiale ?

Pour un rattrapage standard, une base courante est de viser 20 g de chlore choc par mÂł, ce qui correspond souvent Ă  environ 5 mg/L de chlore libre. Si l’eau est trĂšs verte ou aprĂšs une forte frĂ©quentation, une hausse ponctuelle Ă  25–30 g/mÂł peut ĂȘtre envisagĂ©e, avec contrĂŽle du pH et du taux de chlore avant baignade.

Comment calculer le volume exact de la piscine avant de doser le chlore choc ?

Pour un bassin rectangulaire : longueur × largeur × profondeur moyenne. Si le fond est inclinĂ© : profondeur moyenne = (profondeur mini + profondeur maxi) Ă· 2. Pour une piscine ronde : π × rayonÂČ Ă— profondeur moyenne. Une fois le volume en mÂł trouvĂ©, la quantitĂ© (kg) se calcule facilement avec volume × 0,02 sur une base Ă  20 g/mÂł.

Pourquoi faut-il régler le pH entre 7,2 et 7,4 avant un traitement chlore choc ?

Parce que l’efficacitĂ© du chlore dĂ©pend fortement du pH. Au-delĂ  d’environ 7,6, une part importante du chlore devient moins active et le choc paraĂźt inefficace. En dessous de 7,0, l’eau peut devenir agressive pour les Ă©quipements et inconfortable. Se placer entre 7,2 et 7,4 maximise l’effet du dosage calculĂ©.

Combien de temps attendre avant de se baigner aprĂšs un chlore choc ?

Le repĂšre le plus fiable est la mesure : la baignade reprend quand le taux de chlore est redescendu sous une valeur compatible (souvent infĂ©rieur Ă  3 mg/L, avec une zone de confort autour de 1–1,5 mg/L selon les habitudes). En pratique, cela prend frĂ©quemment 24 Ă  48 heures, surtout si la filtration tourne en continu et si le bassin reste aĂ©rĂ©.

Peut-on alterner chlore choc et PHMB ou oxygĂšne actif ?

L’oxygĂšne actif peut ĂȘtre utilisĂ© selon un protocole dĂ©diĂ©, mais il n’a pas la mĂȘme tenue sur une eau trĂšs chargĂ©e. Le PHMB, en revanche, est incompatible avec le chlore classique : il ne faut pas alterner au hasard. Toute stratĂ©gie de dĂ©sinfection doit rester cohĂ©rente avec l’installation, la sensibilitĂ© des baigneurs et les produits dĂ©jĂ  prĂ©sents dans l’eau.

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